Recherche

026 916 15 50
Rte de Romont 4, 1740 Neyruz FR

Histoire

Neyruz est un des plus anciens villages catholiques du Canton de Fribourg dans le district de la Sarine.

Le nom de Neyruz apparaît pour la première fois au cours de l’Histoire en 1138, sur des documents concernant l’Abbaye cistercienne d’Hauterive. L’un d’eux se trouve aux Archives cantonales de Fribourg. Il est daté entre le 25 février et le 24 mars 1138 et mentionne diverses donations en faveur de l’Abbaye, dont notamment celle d’Ulrich de Neyruz. En effet, on y relève la phrase suivante : « Aldrich de Neyruz a fait don de son alleu des Sartari jusqu’aux champs de Matran ».

Selon le plan cadastral de 1779, cet alleu (terre libre de toute redevance), était probablement situé au lieu-dit « En Sertary », soit à l’Est du village, en direction du « Grand Bois ».

Il existait encore 2 actes aujourd’hui malheureusement disparus, datés du 25 février 1138. On les connaît grâce à des copies réalisées vers l’an 1200. Le premier est l’acte de fondation de l’Abbaye d’Hauterive, par Guillaume de Glâne, qui cite Ulrich de Neyruz et son fils Joranus comme témoins de la cérémonie de dédicace de la première église. Le même jour, ces deux Neyruziens sont aussi témoins de la donation du domaine des Faverges de St Saphorin.

Ces deux différents parchemins sont actuellement la propriété de la « Preussische Staatsbibliotek » de Berlin et se trouvent dans le « Liber donationum de Altaripa » qui a été transféré à Marburg, durant la dernière guerre mondiale. De nombreuses découvertes archéologiques permettent d’affirmer aujourd’hui que la région était déjà connue et habitée depuis plus de 2500 ans.

Les Armoiries de Neyruz - Travail de M. Michel Fiaux

La gare de Neyruz - Travail de M. Michel Fiaux

Anecdotes

Il était une fois ...
Neyruz vient de Nucariolus, petit noyer ou noyeraie. Entre 1138 et 1428, le nom de Neyruz a été cité plus de 60 fois dans le registre de l'Abbaye d'Hauterive, mais sous environ 50 noms différents. "Le 24 mars 1138, Ulrich de Neyruz a fait don de son alleu des Sartari jusqu'aux champs de Matran". Cette phrase est extraite d'un acte de donation en faveur de l'Abbaye. C'est aussi la première fois qu'on voit le nom de Neyruz tel qu'il s'écrit aujourd'hui.
(Extrait de Trésors neyrusiens, 2009, Marc Boschung, CAV)

18ème siècle...
Le 2 mars 1798, lors de l'entrée des Français en Suisse, Jean-Joseph Rossier de Neyruz est tué par une patrouille française au Petit-Farvagny. Le village s'arme et les hommes veillent dans la nuit. la Commune paie les frais de chandelles pour ces gardes locales. Le 10 juin 1798, le rentier de Commune indique qu'Etienne Mettraux s'engage à nettoyer et à maintenir propres six fusils que le comité a livrés à la localité.
(Extrait d'un document sur l'histoire de la poste, Jean-Paul Bongard, 2009)

Fiches historiques de bâtiments

Le Four banal (four de Joseph Dafflon)

Historicité
Ce four-grenier n’est reporté qu’en 1889 au cadastre incendie comme « atelier, four et grenier » propriété de Jaques Dafflon, fils de Joseph. Il existe cependant déjà en 1887 comme en témoigne le plan cadastral levé à cette époque. La datation de ce bâtiment est donc encore incertaine. Auparavant, une habitation de même taille qui appartenait à Pierre Marmy, était située sur la même parcelle. Une hypothèse probable est que le bâtiment de Pierre Marmy, né en 1809 et qui y habitait seul en 1880, a été démonté car il était trop proche de la nouvelle voie de chemin de fer Berne-Lausanne, ainsi que de la route reliant la gare de Neyruz. Les éléments structurels en bois de cette construction constituent des réemplois et possèdent la trace d'anciens encadrements et de moulures qui proviennent, selon toute vraisemblance d’une autre habitation. Cette hypothèse situerait la construction du four entre 1880 (date à laquelle Pierre Marmy est recensé comme habitant de la maison) et 1887 (représentation sur le plan cadastral). Le four passe ensuite aux mains de Félicien Dafflon puis, dans les années 1970, à Siméon Roos (+2022), président du FC Fribourg à la fin des années 1990 et décédé en 2022, qui en fit don à la Commune.

Représentativité
Exemple soigné de grand four multifonctionnel, en construction mixte, réunissant fournil au rez-de-chaussée, et atelier flanqué d’un grenier à l’étage, sous un comble perdu en bâtière retroussé et quart de croupe. L’étage, revêtu de planches verticales et de bardeaux, est accessibles par un escalier extérieur en bois, avec petite galerie ouverte sous pan de toiture, ajourée par des motifs en sablier. Le four comporte un foyer traditionnel voûté en molasse.

Rareté
Ce four est le plus grand des trois constructions de ce genre encore présentes à Neyruz ; le village ayant compté plus d’une vingtaine de fours pendant une période ! Il a d’ailleurs longtemps servi de four principal du village.

Intégrité
Restauré en 1942 par crainte des pénuries de guerre, il a été à nouveau transformé dans les années 2000 par le bureau d’architectes Pages & Associés, afin de le rendre utilisable par la population. On a alors repris et rénové la maçonnerie, les structures en bois, la toiture et remplacé l’escalier extérieur. Depuis sa construction, la structure intérieure du bâtiment est un assemblage pêle-mêle d’éléments réemployés.

Situation
Bien en vue en bordure de la route cantonale, le bâtiment, se trouve au chevet de l’église de Neyruz, dans le noyau villageois, un secteur bien préservé en contre-haut de la voie ferré.

Date de construction 1880-1887
Transformation restauration : 1942 et 2005
Recensement au 03.10.2016
Rédacteur de la fiche historique : Monsieur Arnaud Frédéric du Service des biens culturels

 

 

125

Completed Projects